Quand j’étais petite, notre corde à linge gonflait au vent comme une voile de bateau. A 90 ans, ma mère séchait encore ses « vieux » sous-vêtements et brassière sur son balcon avant du Plateau Mont-Royal. Pas de quoi égayer les voyeurs cependant! Dans bien des pays, les vêtements sont comme des rideaux accrochés aux fenêtres. Pêle-mêles, les vêtements colorés me permettent des éclats de lumière dans le paysage, un peu comme des boules de Noël ou des pommes dans un arbre. Une touche de vie intime dans une nature …plus grande que Nature. A vous de les imaginer, invisibles que sont mes cordes dans mes toiles de paysage… Ailleurs qu’au salon, mes peintures « sur la corde à linge » meublent très bien une chambre d’enfant ou une salle de lavage car elles ont le mérite d’égayer et d’être infroissables!
























